Dans le contexte de l’accélération de la transformation numérique, le rapprochement entre le monde éducatif et le monde industriel devient un levier essentiel du développement urbain. Le 15 janvier 2026, une délégation de l’Université de Technologie Sino-Européenne de l’Université de Shanghai (UTSEUS), conduite par le doyen français Fabien PFAENDER et le vice-doyen He Zhuoheng, s’est rendue à la Fédération de l’industrie moderne des services de Shanghai pour un échange approfondi avec Xu Yuncheng, directrice du Centre des mégadonnées, et son équipe. Ont également participé à cette rencontre Cheng Yanyan, responsable des relations entreprises, Zhao Ling, directeur de laboratoire, Wang Qinqin, cheffe de projet du centre, Chen Yuezheng, responsable des services numériques de la station de services publics numériques (industrie moderne des services), ainsi que Liu Ruizhe, chargé des services aux entreprises.
Xu Yuncheng a présenté les missions et les grands axes de travail de la Fédération. Celle-ci fédère près de 100 000 entreprises relevant de plus de 200 secteurs de services à Shanghai, couvrant notamment la santé, l’immobilier, l’éducation ainsi que les nouveaux domaines liés à l’ESG. À lui seul, le secteur des services représente 78 % du PIB de Shanghai. La Fédération joue un rôle de coordination entre les différentes associations professionnelles et fonctionne selon un modèle de gestion orienté entreprise, avec pour vocation principale de servir de plateforme de mise en relation entre pouvoirs publics et entreprises, ainsi qu’entre l’offre et la demande.
Ses actions se concentrent sur trois grands volets : d’abord, créer un pont efficace entre les entreprises et les autorités publiques afin de faciliter l’accès aux politiques de soutien ; ensuite, collaborer avec les pouvoirs publics pour explorer des voies conformes et sécurisées de circulation des données, afin de faire des données de véritables biens marchands et actifs stratégiques ; enfin, accompagner la transformation de l’industrie par l’intelligence artificielle, notamment à travers l’organisation annuelle de la World Artificial Intelligence Conference (WAIC) et de forums de PDG, la publication de livres blancs sur les applications de l’IA dans les différents secteurs, et le suivi de l’intégration de l’IA dans les activités industrielles.

Le doyen français de l’UTSEUS, Fabien PFAENDER, a ensuite présenté les spécificités de la formation d’ingénieur à dimension internationale portée par l’UTSEUS. À la différence des modèles plus traditionnels en Chine, cette formation met l’accent sur le développement de la capacité des étudiants à résoudre des problèmes complexes, en croisant les approches technologiques, humaines, sociales et économiques, plutôt qu’en se limitant au seul cadre technique.
À l’heure actuelle, l’UTSEUS poursuit activement la procédure d’accréditation qualité de la Commission des titres d’ingénieur (CTI), tout en travaillant avec les entreprises à l’amélioration du système de formation. L’établissement s’efforce également d’articuler les différences entre les systèmes éducatifs chinois et français, afin d’intégrer plus étroitement enseignement, innovation et recherche appliquée.
Au cours des trois à cinq prochaines années, l’UTSEUS prévoit d’élargir son offre de masters, de renforcer les enseignements en intelligence artificielle et en science des données, et de s’inspirer des pratiques françaises en matière de projets innovants pour proposer aux étudiants chinois de nouvelles formations à l’innovation.
Le vice-doyen He Zhuoheng a, pour sa part, présenté l’histoire, l’évolution et les caractéristiques de l’Université de Shanghai et de l’UTSEUS.
Les échanges ont mis en évidence de nombreux points de convergence entre l’UTSEUS et les entreprises, notamment autour du développement de la curiosité intellectuelle des étudiants, de leur esprit critique et de leur capacité à appréhender les grands enjeux de l’ingénierie. Les deux parties ont manifesté un intérêt commun pour la mise en place de formes diversifiées de coopération université-entreprise, telles que les stages, les projets d’innovation ou encore le partage de ressources entre le monde académique et le monde économique, afin d’offrir aux étudiants des plateformes de formation plus riches et plus concrètes.
Les discussions ont également porté sur la manière dont les entreprises pourraient contribuer au concours d’innovation étudiante de l’UTSEUS, « Étudier entre la Chine et l’Europe, innover pour l’avenir avec les entreprises », apportant ainsi un nouvel élan au développement de l’UTSEUS.
Enfin, le doyen Fabien PFAENDER a invité Xu Yuncheng à s’impliquer plus étroitement dans les actions de formation de l’UTSEUS, et lui a remis sa lettre de nomination en tant que membre du Comité conjoint de gestion de l’UTSEUS. Cette nomination vise à renforcer les liens entre l’UTSEUS et le monde de l’entreprise, à faciliter l’accès des étudiants et des enseignants aux ressources industrielles, et à créer les conditions de projets pratiques mutuellement bénéfiques.

Cette rencontre illustre de manière concrète l’articulation étroite entre la chaîne éducative, la chaîne de formation des talents, la chaîne industrielle et la chaîne de l’innovation. À l’avenir, les deux parties entendent approfondir leur coopération autour de la formation des talents, avec pour objectif de former davantage de profils pluridisciplinaires, alliant compétences techniques, vision internationale et esprit d’innovation, afin de contribuer activement à la transformation numérique de Shanghai et au renforcement de la compétitivité mondiale de la ville.
